AVANT SES DEUX ALBUMS

AVANT  SES  DEUX  ALBUMS
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 04 novembre 2006 11:43

AVANT SES DEUX ALBUMS ! ! !

AVANT  SES  DEUX  ALBUMS ! ! !
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 04 novembre 2006 11:45

PAROLES LA MAIN SUR LE COEUR UNE EPOQUE FORMIDABLE

PAROLES  LA  MAIN  SUR  LE  COEUR           UNE EPOQUE FORMIDABLE
L'histoire commence aux Ulis en 1984,
Petit et peace dire
que cette ville allait changer ma life ;
J'en suis
marqué j'ai débarqué un soir d'hiver,
Cité des Hautes Bergèr
es tout à l'air grand mais faudra bien s'y faire ;
J'avai
s 4 ans mais les souvenirs me sont restés intacts
Ainsi
débute ma vie entre les ter- inspec et le terrain vague ;
De jours en jours mes n
ouveaux potes seront mes nouveaux frères
Peut être qu'on est sur terre ma
is seul l'enfer me sera offert !
A c
et instant, j'ignore encore que les mâtons m'attendent
Vas dire à ta mama
n que je suis un bon que j'ai déjà ma bande !
88 on a 8 piges et tout ro
ule,
Avec mes potes on joue au foot,
de la tour février à la tour août,
A
l'école ça se passe mal je me sens mal, je vis mal, je dors mal,
Et qua
nd j'en parle j'ai mon coeur qui s'emballe ;
Tous les 25 décembre il faut
trouver les mots,
L'argent nous fai
t défaut et par sa faute le père noël est mort !
J'ai peur de rien sauf
de mon père et ces putins de colères,
De ce putin de collège des profs
et des bulletins scolaires.
Ca
se dégrade, doucement mais sûrement, et tard le soir sur le banc
J'entends les grands pousser des hurlements !
2 ann
ées passent et les premiers soucis s'amassent très vite,
La chance m'évit
e alors après la classe on casse des vitres !
J'aimais le son
mais quand je rentrais j'apprenais pas mes leçons,
Peti
t mais paresseux trop parisien mais bon n'aie-je pas raison ;
90
j'ai 10 ans je commence à faire le mac et même à parler mal
Parce que j
'ai pas cette putin de paire de Nike !!
Je traîne de plus en plus et aime
de moins en moins
Hier quand je sui
s rentré j'ai vu des jeunes rouler des joins dans le coin.
J
'aimais l'été avec les potes le soleil sur l'épaule
Du rap et du foot
ball, pendant que les grands déssoulaient sous les hall ;
J'encaisse
les coups quand j'ouvre ma gueule ou j'ai un mot,
Hors de la norme en
core un homme caché dans le corps d'un môme !
Anéanti car mes parents n'ont jamais su mentir,
L'h
uissier m'appelle fiston parce que ce fils de pute m'a vu grandir !
Doucement je commen
ce à rentrer tard pour admirer les tours,
J'ai
12 ans et l'école me casse les couilles alors je sèche les cours !
J
e te l'ai pas dit à cette époque la rue m'inspire,
Et 13 ans j'écriva
is des petits bouts de phrase qui ne voulaient rien dire,
1er chapitr
e les Ulis pour adresse,
1er couplet de 84 à 9
3

Tu dois pouvoir m'ex
pliquer ce que c'est, une lettre de l'école
Il
s disent que tu y vas pas depuis des mois ! Des mois !!!!!!!!!!!!

{R
efrain:}
Rappel-toi on
était jeune, on n'avait pas la haine, on n'avait pas de label,
10 ans
plus tard certains manquent à l'appel !
Un pe
u plus tard j'aurais ma ville comme soutien,
S
oudain j'écrirais ça pour que tu saches d'où je viens, les Ulis,
Pour
que tu saches que toute ma life a un goût de flingue,
Pour pas que t
'oublies après bergère rajoute jungle !
Pour q
ue tu saches à quel point tout ça me manque !
Que tu comprennes mon histoire tout simplement !

L'histoire reprend
violement, année 1.9.9.4.
A une époque mon pot
e où les carreaux éclatent et les keufs claquent,
Mauvaises fréquenta
tions entraînent les tentations
Désordonné sel
on la conseillère de désorientation !
L'école
c'est mort ! Je redoute que ma rue doute !
Dan
s le fond c'est rien à foutre,
Parce que plus
tard je serais une star du foot !
Me
s premiers vols, mes premières tapes, mes premières liasses,
Mon premie
r pote qui meurt, mon premier flingue devant ma première tasse
Du haut
de ma tour je vis en hauteur avec ma benne autour
Ce
putin de monde est sourd, personne m'entend lorsque j'appel au secours !!
95 avec mes pot
es ça va de plus en plus mal,
Haine
ux pour la plupart, me calcule pas, je m'endors de plus en plus tard
J'
ai l'air d'un gosse fait pour la tèce et les biz des tron-li,
Les grand
s m'ont dit fais gaffe les keufs te soulèvent dans ton lit !
Effectivem
ent les keufs te sautent pour te faire déraper,
J'ava
is 16 ans quand j'ai gravé malsain en G.A.V.
Encore t
rop jeune pour travailler, plus d'école,
Alors on tra
îne et on déconne, ici c'est le hall qui distribue les rôles
J'aimais r
apper mes potes pas trop mais j'ai tenté ma chance
C'
était la première fois que des bouts de phrases pouvaient quitter ma chambre
Les miens m'
écoutent et ne me suivent pas dans mon délire
Tandis
qu'aux Amonts y'a du flow déjà très tôt c'est ce que j'entendais dire
C
'est avec eux que je pète le mic et toutes les carotides
Que tous les c
arreaux tilts qu'on baise la ville de façon chaotique
A part le son 2 a
ns plus tard j'ai grillé toutes mes cartes
Et j'ai so
ufflé mes 18 bougies aux D4 !
En res
sortant je me suis pas dit que j'avais eu tort mec,
C
'est pour le simple fait mais ça ne te rend ni plus faible ni plus fort !
J'ai du tirer
ma première taf un putin de soir d'été,
Puis j'
ai compris que c'était mal et je commence à regretter,
Entre
temps j'ai du replonger 2, 3 fois,
La police veut m'
avoir le rap est love de ma Voix !!!
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 05 novembre 2006 08:34

LA MAIN SUR LE COEUR 2 VICTIMES 1 COUPABLE

LA  MAIN  SUR  LE  COEUR             2 VICTIMES  1 COUPABLE
J'habite dans un duplex à Manhattan au coin de la 63ème
Jeune
cadre diplômé, mes bureaux sont dans un gratte ciel,
Ce mati
n de très bonne humeur je me sens,
Nous s
ommes au mois de septembre, le 11 il me semble
En
quittant la maison je laisse ma vie derrière moi,
S
ans même le savoir j'embrasse ma fille pour la dernière fois,
Comme tou
jours je dis bonjour à la femme de ménage
E
n ouvrant mes bureaux du 152ème étage
Je suis le BOSS celui qui parle au bout de la table,
J'en sui
s tout fier, bref il est 8h00 et bientôt des poussres...

J
'ai entendu un bruit impossible à décrire,
En une
seconde, une secousse, des cris, des appels au secours,
De la
fumée dans les yeux et dans le bide,
Tri
ste choix, brûler dans le feu ou se jeter dans le vide,
Asph
yxier, j'ai posé mes yeux dans le ciel,
P
uis j'ai opté pour un vol plané du 152ème...

"L'apocal
ypse en dimension réelle..
I
l y aura l'avant et l'après 11 septembre 2001,
A
vec des différences entre les terroristes et ceux qui les protégent
En ce mom
ent on entend au-dessus de Kaboul, les bombardiers B52 américains,
Ce
sont surtout les enfants qui ont besoin de soins...
Le
s habitations ont été toutes détruites et les habitants survivent dans ces amas de ruines..."

Je viens du pays des cagoules, là où les obus éclaboussent
J
'habite Kaboul et j'ai 12 ans, appelez-moi Mouss,
Les
familles sont parties, les soldats sont parterre
Le cen
tre ville est en ruine, même l'école s'est faite bombarder
J'ai deman
dé à Dieu de m'épauler, ce que vous voyez à la télé
Moi
je l'ai vu en ouvrant mes volets
Comme tous les jours, j'irai déblayer les ruines,
Comme cha
que soir, les échanges de tirs vont éclairer mes nuits
J'ai
6 frères et soeurs, j'ai peur que la mort nous pare,
C'est difficile, alors je prie pour que les missiles nous épargnent
J
e rêve de l'université, d'un job à mi-temps,
Ici les gosses précoces deviennent adultes à 8 ans,
Victimes d'une guerre dont j'ignore les causes,
Des
fois je fais dulo, mais je slalome entre les corps
M
on père pense que le pays a tout à perdre
Espérant comme chacun que la guerre nous foute la paix

"L
a maison blanche, le président Bush n'y était pas
N
otamment pour évoquer les possibles représailles des Etats-Unis, c'est ce que tout le monde attend maintenant
L
e président américain a juré dès hier soir de venger
les milliers de victimes de ces terribles attentats, on écoute Georges Bush:
Notre are partout dans le monde est en état d'alerte maximale"

Je
m'appelle Georges, je réside à la maison blanche
J'a
i fait la guerre sans motif, de temps en temps ma raison flanche,
J
e suis dans le pétrin, j'ai l'ONU sur les épaules
Je
me regarde en face dans la glace, même si je tue pour du pétrole
E
n vérité j'ai la haine, je veux la tête à Ben Laden
J
e suis fier, je mens quand je dis que j'aime la paix,
Dan
s les livres d'histoire, j'aurai laissé mon nom,
Je
suis le président Cow-boy je déclare la guerre plus vite que mon ombre
J
e fais croire à mon peuple que les barbus veulent frapper l'Amérique
Pour être sûr de taper John Kerry,
J
e suis le shérif du monde, le chef, le justicier, le commissaire
J'
ai un caniche qui s'appelle Tony Blair
Je
tue des condamnés par injection à la piquouse
Pa
rtout où je passe on me déroule un tapis rouge
J
e mérite le prix Nobel des belles promesses,
Je
suis en tort mais je m'endors sans problème
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 05 novembre 2006 08:39

LA MAIN SUR LE COEUR MOTS POUR MAUX

LA  MAIN  SUR  LE  COEUR           MOTS  POUR  MAUX
Noyé par les larmes, assoiffé par les armes
Je combats les mots pour les maux
Mieux que
le mal par le mal

L
es armes : tout le monde en veut c'est dérisoire,
les
jeunes adorent en faire usage pour des histoires de territoire

L
es larmes : deviennent des flaques puis des rivières
présentent sur les joues de nos mères lorsque nos juges délibèrent

Le drame
: c'est qu'on est plus habilité à faire du trafic en sous-sol
qu
e de la comptabilité

Le crack :
fait son entrée dans la partie,
c'est tout nouveau bienvenue dans la bad trip de la matrice

Le
hall : reste l'endroit où l'on demeure dans les vapeurs
de beu le
voisinage est pris de peur

La
drogue : certains la fument d'autres la vendent,
l'err
eur c'est de penser qu'elle te fait remonter la pente

L'alcool :
atténue la vision des choses,
p
eut te faire croire que tout est rose mais dans le fond tout est faux

La mort : ne préviens pas quand elle s'infiltre,
elle n'en
voie pas de sms quand elle s'invite

{Refrai
n:}
Je vou
lais vous le dire avec des phrases avec du flow
Oeil po
ur oeil, dent pour dent, mots pour maux,
No
yé par les larmes, assoiffé par les armes
Je combats les mots pour les maux
Mieux que
le mal par le mal

L
es flics : même s'ils te tuent sont acquittés mais peuvent
te fa
ire tomber en taule pour quelques graffitis sans graviter

Les f
ilms : de plus en plus violents le public aime ce qui choque,
à
quand le court métrage sur Guy Georges

Les
filles : n'ont plus de respect pour leurs corps,
ell
es baisent dès le 1er soir avec leur mec ou leur pote

L
e fric : fait tourner le ness, fait tourner la tess,
fait tourner le monde mais fait aussi tourner la tête

La hain
e : fait des ravages dans les tier-quar,
pr
ovoque la mort et la bagarre, les incidents et les dégâts

La gu
erre : détruit les maisons en Irak,
elle t
ue les femmes et les enfants, les innocents et des G.I.

La
peine : te laisse des rides en héritage,
n'impo
rte qui la décèle parce qu'elle se lit sur les visages

La p
aix : se négocie mais ne vient pas,
se mérite ne se vend pas, s'installe mais ne tient pas
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 05 novembre 2006 08:51